Réserve du Shouf

 

27 au 30 avril 2019

 

La Réserve naturelle des cèdres du Shouf est la plus grande du Liban et s'étend de Dahr Al-Baidar au Nord, jusqu’au Mont Niha au Sud. Recouverte de forêts de chênes sur le flanc nord-est et de forêts de genévriers et de chênes sur le flanc sud-est, ainsi que de trois magnifiques forêts de cèdres, à Maasser El Shouf, Barouk et Ain Zhalta – Bmohray. Ces forêts de cèdres représentent un quart de la superficie des forêts de cèdres restantes au Liban et on estime que certains des arbres qui s’y trouvent ont jusqu’à 2 500 ans.

 

Nous avons visité le secteur de Barouk où nous avons logé au plus proche de l'entrée de la réserve, à l'hôtel Tourist. La qualité est moyenne, mais le gérant fort sympathique et la nourriture, comme souvent au Liban , très bonne et servie copieusement.

 

La réserve du Shouf est (mal) gérée par l'Etat libanais : les gardes rencontrés ne connaissaient rien à l'écosystème, beaucoup trop de secteurs sont accessible en voiture jusqu'au sommet et il y a peu de sentiers ou vous pouvez marcher sans rencontrer d'automobiles.... Certains secteurs sont interdit à la circulation, mais sans barrière, on vous laisse donc imaginer...

 

C'est dans cette zone que nous avons rencontrés le moins de passereaux chanteurs probablement encore une fois dû à toutes sortes de chasse (fusil, glue, pièges,...) dans la région.

 

D'ailleurs, quel choc en ouvrant la carte des menus dans le restaurant de l'hôtel à 50 mètres de l'entrée de la réserve : un mezzé, le plus cher, de petits oiseaux en sauce y est proposé. Ceci est malheureusement une généralité dans les restaurants libanais.

 

Nous avons fait une très belle randonnée partant de l’entrée de Ain Zhalta qui débute par une belle montée dans une forêt de cèdres, menant à un lac artificiel spécialement conçu pour les besoins en eau des animaux de la réserve puis débouchant au sommet à 1900m. Une vue sur la plaine de la Bekaa s’offre alors à nous et surtout, des passages migratoires exceptionnels tant en diversité qu'en quantité. Cela allait d'un groupe de Choucas des Tours au Pélican blanc en passant par les nombreux aigles et cigognes.

 

Le milieu sommital très minéral héberge l'Alouette haussecol et le Pipit rousseline. Très belles surprises du voyage !