LIBAN, 10 avril au 1er mai 2019

 

Cette destination de voyage particulière avait d'abord un but familial puis, par la même occasion, naturaliste.

 

Nous avons atterri à Beyrouth, mégapole surpeuplée, polluée, embouteillées à outrance, très vivante tant de jour que de nuit et sans nature. Il n'existe qu'un seul parc public arboré , « horsh Beyrouth » , où nous avons tristement vu plus d'oiseaux au mètre carré que dans les réserves naturelles du pays. De plus, nous pouvions les approcher à quelques mètres car c'est probablement le seul endroit du pays où les douilles de chasseurs ne giclent pas dans tous les sens...

 

Le Liban est un petit pays, jeune, meurtri par d'innombrables guerres civiles, d'occupations et de bombardements . Les stigmates de toutes ces guerres sont encore visibles et ces dernières années les 1,2 million de réfugiés syriens fuyant leur guerre ont gonflé la population du pays de 20%, tout ceci sur un territoire plus petit que la Suisse Romande.... (10 452km2)

A ces faits s'ajoutent des gouvernements successifs grands professionnels de la corruption.

Pour finir, ce petit pays abrite au moins 18 confessions religieuses, ce qui ne simplifie pas les relations humaines. Ce contexte compliqué explique que la protection de l'environnement est le dernier souci des dirigeants et d'une majorité des citoyens....

 

Le Liban possède encore et malgré tout de nombreux milieux naturels différents ; semi-déserts, hautes et moyennes montagnes avec divers boisements, des reliques de zones humides, tous des mouchoirs de poche qui nous ont bien fait pensé à la Suisse. Pour ce qui est des cèdres du Liban, il ne reste plus grand-chose, mais la déforestation a commencé il y a bien longtemps, depuis l'antiquité...

 

Le gros problème que nous avons pu constater au quotidien est un mépris total de toute vie animale, les gens chassent tout ce qui vole toute l'année, pour passer le temps, même dans les quelques réserves du pays.... Heureusement, des personnes tentent de s’opposer à ces comportements barbares et ils méritent notre plus grand respect !

Le grand malheur pour nos amis ailés est que le Liban, surtout la plaine de la Bekaa, est l'un des axes migratoires les plus importants pour le paléarctique.... Nous avons vu des Aigles, des Cigognes, des Pélicans au plumage détruit par le plomb, ceci au printemps. Qu'en est-il de l'automne, saison de massacre officielle ?

 

Une autre catastrophe environnementale visible partout dans le pays est l'absence de politique d'aménagement du territoire totalement mité. L'absence d’État et d'application des lois permet à tout un chacun qui a de l'argent de dynamiter n'importe quel coin de montagne, avec, on l'imagine, quelques pots de vin à la clef pour y faire construire sa maison, voire son château.

 

Nous avons visité trois site d’intérêt naturaliste : le marais d'Aammiq (plaine de la Bekaa), la réserve de Jabal Moussa, et la réserve naturelle du Shouf. Nous avons aussi fait une petite excursion à la journée depuis Beyrouth, dans une pinède située entre Qsaybeh et Ras el Mata, lieu miraculeusement encore épargné par l'urbanisation galopante. Nous là citons pour la flore exceptionnelle que nous y avons découvert.

 


- La pinède vers Qsaybey et le marais d'Aammiq (plaine de la Bekaa)

- La réserve de Jabal Moussa

- La réserve naturelle du Shouf.

 

Listes d'espèces observées